Rentrée : parler à son enfant et repérer le harcèlement
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Rentrée scolaire : et si on arrêtait de demander « Ça va, l'école ? »
Chaque soir, la même scène se rejoue devant des milliers d'écoles. « Alors, ça s'est bien passé ? » « Ouais. » Fin de la conversation. Ce n'est pas que votre enfant vous cache quelque chose — c'est que la question, telle qu'elle est posée, n'appelle qu'une seule réponse.
Le problème, c'est qu'au moment où quelque chose ne va vraiment pas — une moquerie qui revient tous les jours, un secret trop lourd, une peur qu'il ne sait pas nommer — l'habitude de ne rien dire est déjà installée. Et le harcèlement scolaire, comme le mal-être, prospère exactement là : dans le silence.
Cette rentrée, nous avons créé un outil pour changer ça. Le Guide de la Rentrée Sereine est un livret de 4 pages à imprimer, pensé pour les parents d'enfants de 4 à 12 ans : les questions qui ouvrent vraiment le dialogue, les signaux d'alerte à connaître, les numéros d'urgence à afficher à la maison, et un planning hebdomadaire pour installer une routine de communication qui tient toute l'année.
👉 Téléchargez gratuitement le Guide de la Rentrée Sereine — il est aussi offert avec chaque exemplaire du jeu.
Un élève par classe, en moyenne
Les chiffres du ministère de l'Éducation nationale donnent la mesure du phénomène : d'après l'enquête menée en novembre 2024 auprès des élèves, 3 % des élèves de CE2-CM2, 5 % des collégiens et 3 % des lycéens déclarent subir des situations répétées de harcèlement. Environ un élève par classe. Et au-delà de ces situations avérées, l'enquête relève des signaux de fragilité chez 18 % des élèves de primaire.
Derrière ces pourcentages, une réalité que tous les professionnels de l'enfance connaissent : la plupart des enfants concernés n'en parlent pas spontanément à leurs parents. Par honte. Par peur d'aggraver les choses. Parce qu'ils pensent que c'est de leur faute. Ou tout simplement parce qu'ils n'ont pas les mots — un enfant de six ans ne dira jamais « je subis du harcèlement », il dira « j'ai mal au ventre » ou « je veux pas y aller ».
C'est pour cette raison que la prévention ne commence pas le jour où le problème éclate. Elle commence bien avant, dans les conversations ordinaires du quotidien.

Pourquoi « Ça va, l'école ? » ne fonctionne pas
Une question fermée appelle une réponse fermée. Après huit heures de classe, un enfant fatigué prendra toujours le chemin le plus court : « oui », « ça va », « rien ».
Les questions qui fonctionnent ont trois caractéristiques : elles sont précises, elles sont ouvertes, et elles autorisent le négatif autant que le positif.
Essayez, dès ce soir, de remplacer votre question habituelle par l'une de celles-ci :
- « Qu'est-ce qui t'a fait rire aujourd'hui ? » — on commence toujours par le léger, c'est ce qui met en confiance.
- « Avec qui as-tu joué à la récré ? » — la récréation est le lieu où presque tout se joue, socialement.
- « Qu'est-ce qui a été difficile aujourd'hui ? » — la formulation dit à l'enfant que le difficile a le droit d'exister. C'est la question la plus importante des quatre.
- « De quoi es-tu fier·e aujourd'hui ? » — elle construit l'estime de soi, qui est le meilleur bouclier contre l'emprise d'un autre enfant.
Et surtout : quand il répond, écoutez jusqu'au bout sans corriger, sans minimiser, sans proposer de solution tout de suite. « C'est pas grave » est la phrase qui ferme le plus de portes. Pour lui, c'est grave. Remerciez-le plutôt de vous l'avoir dit. C'est ce merci qui garantit qu'il reviendra vous parler la prochaine fois.

Les signaux d'alerte que l'on ne voit pas toujours
Un enfant qui souffre le montre rarement avec des mots. Il le montre avec son corps et son comportement. Un signal isolé n'a rien d'alarmant en soi — c'est leur répétition ou leur accumulation qui doit vous alerter.
Dans le corps
Maux de ventre ou de tête répétés, en particulier le matin avant de partir. Sommeil perturbé, cauchemars. Perte d'appétit. Affaires scolaires régulièrement « perdues » ou abîmées. Bleus ou marques dont il n'explique pas l'origine.
Dans les émotions
Tristesse ou irritabilité inhabituelles. Angoisse du dimanche soir. Phrases de dévalorisation : « je suis nul », « personne ne m'aime ». Peurs nouvelles, pleurs sans raison apparente.
Dans le comportement
Refus d'aller à l'école. Isolement, il ne parle plus de ses copains. Chute soudaine des résultats scolaires. Régressions (pipi au lit, retour du pouce). Agressivité ou repli brutal.
Ces trois familles de signaux sont détaillées, avec la marche à suivre, dans la troisième page du guide — celle que beaucoup de parents nous disent punaiser dans la cuisine.
La routine qui change tout : une carte, une question, chaque jour
Voici ce que nous avons observé auprès des familles qui utilisent nos jeux : ce n'est pas la grande conversation qui protège un enfant, c'est la petite conversation répétée.
Un enfant à qui l'on demande chaque jour comment il va, dans un cadre léger et sans enjeu, apprend une chose fondamentale : ici, on peut parler. Le jour où quelque chose de grave arrive, il n'a pas à franchir une montagne pour le dire. Le chemin existe déjà.
C'est exactement le principe du jeu MuntuCare Enfants : un jeu de cartes conçu pour les 4-12 ans, dans lequel chacun pioche à son tour et pose la question à l'autre. Les cartes abordent la famille, l'amitié, l'école et le harcèlement, les rêves et les émotions, le consentement, les peurs, la confiance. Des sujets que l'on n'aborde presque jamais spontanément à table — et qui deviennent simples dès lors qu'une carte les pose à votre place.
Trois moments fonctionnent particulièrement bien :
- Sur le trajet de l'école. Le mouvement et le côté jeu libèrent la parole — et l'absence de face-à-face aide beaucoup les enfants réservés.
- Au dîner. Chacun raconte un moment agréable et un moment difficile de sa journée. Les adultes jouent le jeu aussi : c'est ce qui rend l'exercice juste.
- Avant de dormir. Le moment des confidences par excellence. Une carte, une question douce, et on écoute.
Une carte par jour suffit. Le guide contient un planning hebdomadaire à imprimer et à afficher sur le frigo, avec une case à cocher par jour et une affirmation positive à lire ensemble à voix haute — « J'ai le droit de dire non », « Demander de l'aide, c'est du courage », « Je suis aimé·e comme je suis ». Sept phrases simples qui, répétées, finissent par s'installer.

Le guide est offert avec chaque exemplaire du jeu. Commandez MuntuCare Enfants (15,99 €) et recevez le Guide de la Rentrée Sereine en version imprimable dans votre e-mail de confirmation. Livraison en 72 h, gratuite dès 39 € d'achat.
Si vous avez un doute : les bons réflexes
Ouvrez le dialogue en douceur, sans interrogatoire : « J'ai remarqué que tu semblais triste en ce moment. Tu veux m'en parler ? » Puis, quoi qu'il vous dise : croyez-le et déculpabilisez-le. « Tu as bien fait de m'en parler. Ce n'est pas ta faute. On va trouver des solutions ensemble. »
Ne promettez pas le secret absolu — expliquez-lui plutôt que vous allez chercher de l'aide avec lui, pas dans son dos. Alertez l'école et notez les faits par écrit : dates, lieux, paroles rapportées. Et évitez trois pièges classiques : « défends-toi ! », « ce ne sont que des taquineries », et le fait d'aller régler l'affaire directement avec l'autre enfant ou ses parents. Passez toujours par l'établissement.
Les numéros à connaître et à afficher chez vous :
- 119 — Enfance en danger. Gratuit, confidentiel, 24h/24 et 7j/7, pour les enfants comme pour les adultes inquiets pour un enfant.
- 3018 — Harcèlement scolaire et cyberharcèlement. Gratuit, 7j/7 de 9 h à 23 h. C'est désormais le numéro unique : le 3020 a fusionné avec le 3018. Il existe aussi en application mobile.
- 3114 — Souffrance psychique et prévention du suicide. Gratuit, 24h/24, 7j/7.
- 114 — Les urgences par SMS, quand parler est impossible ou dangereux.
Ces numéros figurent en grand format sur la dernière page du guide, pensée pour être affichée telle quelle.
Recevez le Guide de la Rentrée Sereine, gratuitement
Le guide est un livret de 4 pages, en PDF, prêt à imprimer à la maison :
- Mieux communiquer chaque jour — les trois moments propices, les questions qui ouvrent le dialogue, les réflexes d'écoute.
- Repérer les signaux d'alerte — corps, émotions, comportement, et les 5 étapes à suivre en cas de doute.
- Agir — les numéros d'urgence, en grand.
- Le planning de la semaine — à afficher, avec les affirmations positives du jour.
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Questions fréquentes
À partir de quel âge peut-on parler de harcèlement scolaire avec son enfant ? Dès l'entrée à l'école maternelle, à condition d'utiliser ses mots à lui : on ne parle pas de « harcèlement » mais de « quelqu'un qui t'embête souvent », « qui te fait de la peine exprès ». L'important à cet âge n'est pas de définir le mot, mais d'installer l'idée qu'il peut tout raconter à un adulte de confiance sans être grondé.
Mon enfant refuse de parler de sa journée, que faire ? Ne forcez pas et changez de cadre : les enfants parlent beaucoup plus facilement côte à côte qu'en face à face — en voiture, en marchant, en cuisinant, au moment du coucher. Un support tiers, comme une carte à piocher, retire aussi la pression de l'interrogatoire : ce n'est plus vous qui demandez, c'est le jeu.
À quelle fréquence utiliser le jeu ? Une carte par jour suffit largement. L'efficacité vient de la régularité, pas de la durée. Beaucoup de familles gardent la boîte sur la table de la cuisine ou sur la table de nuit pour ne pas y penser.
Le guide est-il vraiment gratuit ? Oui, sans condition d'achat. Il est téléchargeable librement, et il est également envoyé à toute personne qui commande un jeu MuntuCare.
Le jeu peut-il être utilisé à l'école ? Oui. De nombreux enseignants, psychologues scolaires et animateurs l'utilisent en atelier ou en petit groupe. Les questions sont formulées pour fonctionner aussi bien en classe qu'en famille.

MuntuCare crée des jeux de cartes qui font parler les gens qui s'aiment. Muntu signifie « humain », care « prendre soin ». Plus de 10 000 familles nous font confiance.